S’immiscer dans la vie d’une inconnue n’est jamais une bonne idée.
Encore moins lorsque cette inconnue affronte un tsunami émotionnel : maladie, chimiothérapie, perte de cheveux, alopécie, bouleversement physique et psychologique.
Et pourtant…
C’est exactement l’essence même de mon métier de prothésiste capillaire.
Un métier où personne n’arbitre la relation
Entre la cliente et la perruquière, il n’y a jamais d’arbitre.
Pas de livre de règles, pas de cadre officiel, pas de mode d’emploi émotionnel.
Cette relation est brute.
Humaine.
Parfois délicate.
Souvent bouleversante.
C’est pour cette raison que je me suis créé mon propre code d’honneur.
Et que je le transmets à mes élèves depuis des années.
Ce code tient en un seul mot.
L’équilibre.
L’équilibre, cette frontière ultrafine entre :
- bienveillance et apitoiement,
- positivité et déni,
- professionnalisme et autoritarisme,
- écoute et intrusion,
- conseil et prise de contrôle.
Un tout petit mot.
De gros enjeux.
Trouver cet équilibre : un apprentissage permanent
Atteindre cet équilibre demande :
- de l’entraînement,
- des essais, des erreurs,
- de l’humilité,
- et le rappel constant de cette vérité incontournable :
👉 Ce n’est pas une coiffure que la personne vient chercher.
👉 C’est elle-même.
Une femme qui traverse une perte de cheveux due à un traitement, un cancer, une alopécie, ne vient pas “acheter une perruque”.
Elle vient chercher une part d’identité, un repère, une manière de se reconnaître dans le miroir.
Et accompagner cela demande autant de technique…
… que de cœur.
